À propos de l'Encyclopédie de la Colonisation française

L’édition de L’encyclopédie de la Colonisation française vise à faire connaître l’histoire coloniale sans se focaliser uniquement sur les traites nègrières, afin d’appréhender cette histoire dans son entièreté et donner à voir des événements moins connus. Le troisième volume de cette encyclopédie, concernant les lettres D à F, a été publié le 25 avril 2019. Il fait suite à la parution de deux premiers ouvrages, l’un courant les lettres A à et B, l’autre la lettre C, qui sont parus respectivement en 2016 et 2017 aux éditions des Indes savantes. Alain Ruscio, docteur en histoire et grand spécialiste de la colonisation, nous présente ce projet ambitieux qu’il dirige.


Le projet entrepris en 2017 poursuit sa « grande aventure » avec la parution du volume III, qui couvre les lettres « D » à « F », soit 249 articles, de « Dahir berbère (Maroc, 1930) » à « Fusion des races ».


Pour mémoire, nous rappelons qu’il s’agit d’une vaste entreprise, couvrant plusieurs siècles, traitant tout autant de l’histoire de l’esclavage que de la colonisation stricto sensu. Tous les territoires ultramarins où la France a fait, à un moment ou à un autre, flotter son drapeau, ont fait l’objet d’études. Ainsi, en ce volume III, des notices généralistes abondent. Comment ne pas commencer par les quatre consacrées aux Expositions coloniales, ajoutées aux deux qui traitent des Exhibitions ? Par ailleurs, le lecteur pourra trouver une notice assez complète sur la première expédition coloniale de type moderne, celle de Bonaparte en Égypte… celui qui s’intéresse au Maghreb se reportera au travail sur le triste phénomène des enfumades, aux deux notices sur les accords d’Évian, à celle sur le traité de Fès (Protectorat, Maroc)… le passionné d’Afrique subsaharienne lira évidemment la notice sur Fachoda… le lecteur qui veut étudier l’Indochine saura qu’il y a trois notices sur Diên Biên Phu… comment ne pas évoquer également l’entrée Départements d’outre-mer… Mais l’objectif premier de l’Encyclopédie est également de permettre à des lecteurs intéressés par telle ou telle aire naguère colonisée de procéder à des comparaisons, à des va-et-vient incessants entre les régions.   


Les notices ont été rédigées par plus d’une centaine d’auteurs, issus de la France hexagonale, mais aussi des territoires d’outre-mer, des anciennes colonies, des États-Unis, du Royaume-Uni, de Belgique, du Canada, etc. Ce sont des chercheurs confirmés, professeurs d’université, auteurs d’études faisant autorité, mais aussi de jeunes docteurs ou doctorants, traitant des thèmes ayant fait l’objet de leurs travaux récents.