Livres

Décolonisations françaises. La chute d’un empire

  • Auteurs : Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Sandrine Lemaire
  • Editeur/partenaire : La Martinière
  • Date : 9 janvier 2020
<i> Décolonisations françaises. La chute d’un empire </i>

 

L’empire colonial français se développe au XIXe siècle et devient le deuxième empire le plus vaste du monde, après celui du Royaume-Uni. Les contestations se multiplient dès l’entre-deux-guerres. Mais les bouleversements liés à la Seconde Guerre mondiale accentuent la remise en question de la domination française. Commence dès lors un long processus de décolonisation, qui est aussi le plus long conflit de la France au XXe siècle, depuis les premiers soulèvements en 1944 jusqu’aux dernières indépendances au milieu des années 1970. Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire évoquent toutes les facettes et les contradictions de ce processus, tantôt marqué par des épisodes d’une violence inouïe, tantôt accompagné de réformes et d’accords bilatéraux maintenant, des décennies plus tard, une forte dépendance des pays décolonisé vis-à-vis de la France. À travers près de 250 photographies, documents de presse ou affiches, ils décryptent l’un des plus grands basculements de l’histoire récente, et posent un regard renouvelé sur les deux faces du miroir colonial.

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Éditions de la Martinière

Indépendances et décolonisations. Du sang et des larmes

 

Les années 50. Et si la Guerre froide recommençait ?

  • Auteurs : Pascal Blanchard, Pierre Haski, Farid Abdelouahab
  • Editeur/partenaire : La Martinière
  • Date : 5 avril 2018
<i>Les années 50. Et si la Guerre froide recommençait ?</i>

Véritable tour du monde en images, ce livre dresse un panorama complet des années 50 en revenant sur les événements politiques, sociaux et culturels majeurs de la décennie. Un rappel des temps forts construit autour d’une comparaison inédite entre les années 50 et aujourd’hui. Et si l’histoire se répétait ? Et si, en Corée, une nouvelle Guerre froide commençait ?

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YouTube – Les Années 50 : Pascal Blanchard, Pierre Haski et Farid Abdelouahab

TV5 Monde – Grand angle : Et si la guerre froide recommançait ?

L’éléphant – la revue de culture générale 

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Présentation

Colonisation & propagande. Le pouvoir de l’image

  • Auteurs : Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire, Nicolas Bancel, Alain Mabanckou, Dominic Thomas
  • Editeur/partenaire : Le Cherche Midi
  • Date : 3 mars 2022
<i> Colonisation & propagande. Le pouvoir de l’image</i>

Illustré par des images exceptionnelles, jalonné d’extraits de textes d’époque sur l’histoire de la propagande coloniale. Pendant plus d’un siècle, de la IIIe République naissante (1870) à la dernière décolonisation (1980, les Nouvelles-Hébrides), la propagande coloniale a fait partie du quotidien des Français. Affiches touristiques ou de recrutement militaire, expositions universelles et coloniales, manuels scolaires et protège-cahiers, couvertures de livres et de magazines, presse illustrée et brochures de propagande, photographies et cartes postales, jeux de société et bandes dessinées, publicités et films, monuments et statues, peintures et émissions de radio… tous les supports ont participé à cette apologie de la ” plus grande France “. Au coeur de l’Etat, une Agence des colonies a été le fer de lance de cette propagande, et beaucoup ont oublié son action. Génération après génération l’idée coloniale a fait son chemin, pour devenir consensuelle durant l’entre-deux-guerres et se prolonger jusqu’aux dernières heures de l’Algérie française et même au-delà. Au coeur de cette dynamique, l’image a été un vecteur essentiel du message colonial, portant un regard paternaliste et raciste sur ceux que l’on appelait les ” indigènes “. Ce livre analyse, décode et replace dans son contexte cette incroyable production, permettant de comprendre les mécanismes de l’adhésion du plus grand nombre à l’Empire. Ce travail nous montre comment a été construit l’univers symbolique structurant l’imaginaire sur la colonisation. Celui-ci est indissociable de l’identité nationale et a des répercussions sur les grands enjeux politiques, économiques et idéologiques pendant près d’un siècle. Ce livre permet de comprendre comment le discours sur la ” mission civilisatrice ” s’est imposé et comment se sont bâties les grandes mythologies de la ” République coloniale “, dont certaines représentations perdurent.

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Décitre

Flip book

Les années 30. Et si l’histoire recommençait ?

  • Auteurs : Pascal Blanchard, Farid Abdelouahab
  • Editeur/partenaire : La Martinière
  • Date : 23 février 2017
<i>Les années 30. Et si l’histoire recommençait ?</i>

 

Les années 30 restent dans nos mémoires comme une décennie hors du commun, rythmée par la crise financière de 1929, le populisme et la montée des extrêmes, les tensions internationales et les conflits. Notre présent apparaît comme un fascinant écho de ces années 30. Après le succès électoral de Donald Trump aux États-Unis et la montée des populismes en Europe, en Inde ou au Japon, alors que la guerre s’internationalise en Syrie et que le choc des civilisations est à la mode,ce livre propose un saisissant aller-retour entre hier et aujourd’hui.

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Interview Public Sénat

Le racisme en images. Déconstruire ensemble

  • Auteurs : Pascal Blanchard et Gilles Boëtsch
  • Editeur/partenaire : La Martinière
  • Date : 21 octobre 2021
<i> Le racisme en images. Déconstruire ensemble </i>

Parler de racisme, c’est parler d’une histoire-monde, celle de la xénophobie, de l’antisémitisme, des préjugés, de l’esclavage ou celle de la ségrégation. Mais c’est aussi parler d’images : la caricature, les objets, l’affiche politique ou de propagande, la publicité ou le tract, la photographie ou la peinture… Nombreux sont les supports qui ont véhiculé la représentation de l’« autre » comme un être inférieur, stigmatisé dans sa différence, que celle-ci soit ethnique, religieuse, culturelle ou sexuelle. Ils relèvent d’une culture visuelle qui a contribué pendant des siècles à façonner des relations tronquées, marquées par une violence pouvant aller jusqu’à l’extermination ou au génocide. En analysant près de 250 images, l’historien Pascal Blanchard et l’anthropobiologiste Gilles Boëtsch décryptent les différentes strates de cette haine de l’autre dans une perspective à la fois historique, culturelle et thématique. Car comprendre la construction de ce discours racial sur le temps long, c’est participer à sa déconstruction. Les auteurs donnent aussi la parole à une quinzaine de personnalités : chacune livre ici un éclairage à hauteur de sa propre expérience, de ses convictions et de ses engagements. Une saisissante histoire visuelle et mondiale du racisme pour en maîtriser désormais tous les codes et représentations.

Le Grand Repli

  • Auteurs : Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Ahmed Boubeker
  • Editeur/partenaire : La Découverte
  • Date : 2015
<i>Le Grand Repli</i>

Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Ahmed Boubeker ont proposé dans ce livre, un regard croisé sur la société française actuelle prise au piège des enjeux de mémoire et des enjeux identitaires. Ils analysent et décortiquent l’évolution de la pensée raciste et les héritages colonialistes, dans une société anciennement empire colonial, qui ne parvient pas à penser la différence et l’autre, provoquant un repli généralisé de la société. L’identité de la société française a fortement changé au cours des dernières décennies et ces débats la traversent de manière omniprésente. Dix ans après l’ouvrage fondateur La Fracture coloniale, c’est un bilan fort et lucide sur une société en crise.

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Colloque GYPSY XVI “Intranquillité identitaire”

RDV Jeudis de l’IMA 

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Refus de comprendre – Marion Rousset

Le retour des années 30

  • Auteurs : Pascal Blanchard, Renaud Dély, Claude Askolovitch et Yvan Gastaut
  • Editeur/partenaire : Flammarion
  • Date : 2014
<i>Le retour des années 30</i>

Comment tout cela va-t-il finir ? Les haines et les peurs de notre temps ont un parfum de redite, celui des années 30, cette décennie tragique qui mena le monde à l’abîme. Économique, sociale, identitaire ou politique, les crises s’additionnent depuis le krach de 2008, comme au temps de la Grande Dépression de 1929. Mais qu’en est-il au fond ? Le reniement « social-libéral » de François Hollande vaut-il vraiment la « pause » de Léon Blum ? Poutine phagocytant l’Ukraine rejoue-t-il Hitler avalant les Sudètes ? L’antisémitisme de la génération Soral-Dieudonné illustre-t-il la résurgence des haines d’un Céline ? Le danger Le Pen fait-il écho au péril nationaliste d’hier ? Telles sont quelques-unes des questions de cet ouvrage, fruit de la rencontre entre deux historiens et deux journalistes, qui se livrent à un incessant aller-retour entre passé et présent. L’Histoire n’est pas un éternel recommencement, mais ces années 30, si proches et si lointaines, si terribles et pourtant fondatrices, éclairent bien étrangement les crises du temps présent…

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La Main rouge

<i>La Main rouge</i>

La Main rouge va, à partir du milieu des années 1950, perpétrer de nombreux crimes contre le FLN et ses sanctions. La bande dessinée raconte le drame de Martin Dequinquert, le 11 septembre 2001, lorsqu’un avion percute une tour du World Trade Center dans lequel se trouve sa femme, Sarah. Rattrapé par son histoire familiale, 50 ans après les faits, Martin quitte New York pour la France. Il veut savoir pourquoi ses parents et sa sœur sont morts, victimes d’un attentat. Il mène l’enquête. Il repart sur la trace de La Main rouge. Auteur d’un premier roman « Meurtres pour mémoire » dans lequel il révéla, déjà en 1984, la répression coloniale contre la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, Didier Daeninckx avait cosigné avec le dessinateur Mako (Lionel Mokowski), en 2011, « Octobre Noir », aux mêmes éditions. C’est après le succès de ce dernier ouvrage qu’il a proposé à son éditeur une histoire basée sur un aspect qu’il juge largement méconnu de la guerre d’Algérie et sur la Main Rouge, avec une postface de Pascal Blanchard.

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Appel pour une République multiculturelle et postraciale, suivi de 100 propositions pluri-citoyennes

<i>Appel pour une République multiculturelle et postraciale, suivi de 100 propositions pluri-citoyennes </i>

Prolongeant le tableau dressé en 2005 dans La Fracture coloniale (également paru à La Découverte), les auteurs de ce livre apportent un éclairage original sur les courants encore mal connus en France des postcolonial et subaltern studies. Ils tentent de comprendre pourquoi ces courants engagent tant d’oppositions et de fantasmes et examinent la société française à l’épreuve des perspectives postcoloniales. Avec des contributions de spécialistes de tous horizons, internationalement reconnus (Rokhaya Diallo, Najat Azmy, Clémentine Autain, Nicolas Bancel, Esther Benbassa, Gilles Boëtsch, Pascal Boniface, Disiz, Alain Gavand, Valérie Pécresse, Françoise Vergès, Paul Vergès, Dominique Versini, Christiane Taubira, Michel Wieviorka, Rama Yade), cet ouvrage constitue, à la fois, une somme et une ouverture. Il analyse les mille facettes des effets contemporains de la période coloniale et incite à repenser la mondialisation, ainsi que la place des diasporas. Il s’attache à une critique des discriminations et des frontières politiques, interroge les enjeux culturels et les relations intercommunautaires, explique les conflits de mémoire, questionne les crises urbaines et explore les mouvements mobilisant les territoires d’outre-mers.

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Ruptures postcoloniales. Les nouveaux visages de la société française.

  • Auteurs : Nicolas Bancel, Florence Bernault, Pascal Blanchard, Ahmed Boubeker, Achille Mbembe, Françoise Vergès (dirs)
  • Editeur/partenaire : La Découverte,
  • Date : 2010
  • Lire : http://online.fliphtml5.com/tmem/bpuq/
<i>Ruptures postcoloniales. Les nouveaux visages de la société française. </i>

Prolongeant le tableau dressé en 2005 dans La Fracture coloniale (également paru à La Découverte), les auteurs de ce livre apportent un éclairage original sur les courants encore mal connus en France des postcolonial et subaltern studies. Ils tentent de comprendre pourquoi ces courants engagent tant d’oppositions et de fantasmes et examinent la société française à l’épreuve des perspectives postcoloniales. Avec des contributions de spécialistes de tous horizons, internationalement reconnus, cet ouvrage constitue, à la fois, une somme et une ouverture. Il analyse les mille facettes des effets contemporains de la période coloniale et incite à repenser la mondialisation, ainsi que la place des diasporas. Il s’attache à une critique des discriminations et des frontières politiques, interroge les enjeux culturels et les relations intercommunautaires, explique les conflits de mémoire, questionne les crises urbaines et explore les mouvements mobilisant les territoires d’outre-mers. Après La Fracture coloniale, La République coloniale et Culture coloniale en France, un livre événement sur la France contemporaine

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Culture coloniale en France. De la Révolution française à nos jours

<i>Culture coloniale en France. De la Révolution française à nos jours</i>

Comment la France a-t-elle été colonisée par son Empire ? En traitant du fait national tel qu’il a été modelé par l’idéologie coloniale, ce livre renverse les perspectives. Pour légitimer leurs lointaines conquêtes, la monarchie, l’empire et la république ont conçu, organisé, relayé auprès des Français une culture coloniale. Le cinéma et le théâtre, le sport et l’école, la littérature et la presse, les arts, la publicité, la chanson, sans oublier l’armée, les comités coloniaux, les expositions se sont chargés de diffuser quêtes scientifiques, fascinations exotiques, fiertés patriotiques ainsi qu’intérêts économiques et politiques. À l’heure où la France éprouve la difficulté de rassembler dans un destin commun des mémoires divisées, ce sont les grandes lignes de ce « passé qui ne passe pas » et les méandres d’une utopie coloniale que ce recueil retrace, de la première abolition de l’esclavage aux présents débats sur la « repentance ».  Avec les contributions de Robert Aldrich, Nicolas Bancel, Olivier Barlet, Esther Benbassa, Christian Benoît, Gilles Boëstch, Saïd Bouamama, Sylvie Chalaye, Antoine Champeaux, Suzanne Citron, Catherine Coquery-Vidrovitch, Didier Daneinckx, Daniel Denis, Éric Deroo, Philippe Dewiette, Marcel Dorigny, Jean-Pierre Dozon, Jean-Luc Einaudi, Driss El Yazami, Bruno Etienne, Elizabeth Ezra, Marc Ferro, Pierre Fournié, Stanislas Frenkiel, Jacques Frémaux, Charles Forsdick, Vincent Geisser, Ruth Ginio, Daniel Hémery, Catherine Hodeir, Timothée Jobert, Herman Lebovics, Sandrine Lemaire, Gilles Manceron, Jean-Marc Moura, David Murphy, Gabrielle Parker, Mathieu Rigouste, Delphine Robic-Diaz, Alain Ruscio, Benjamin Stora, Pierre Tévanian, Steve Ungar, Françoise Vergès, Dominique Vidal, Abdourahman A. Waberi, Dominique Wolton.

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Corps et couleurs

<i>Corps et couleurs</i>

Sans couleur, pas d’images. Sans couleur pas de langage pour le sexe, le sport, le travail, la guerre ou le plaisir. Sans les couleurs, pas d’histoire universelle, ni de la domination, ni des conflits coloniaux, ou encore des sacrifices, des rites, et plus largement des cultures. Sans couleur, pas d’histoire de l’art. Questionnant ici le plus significatif, le plus étonnant, et le plus aventureux des musées imaginaires, les meilleurs spécialistes nous emmènent, à leur suite, dans la grande odyssée du corps et des couleurs à travers trois grandes parties thématiques (États, Pratiques & Signes) et 18 chapitres accompagnés d’une riche iconographie. Avec les contributions de Blanchard Pascal, Boëtsch Gilles, Chevé Dominique, Detambel Régine, Liotard Philippe, Hintermeyer pascal, Bancel Nicolas, Abdelouahab Farid, Baillette Frédéric, Coutarel Fabien, Albert Jean-Pierre, Claudit-Hawad Hélène, Andieur Bernard, Vigarello Georges, Le Breton David, Lafargue Bernard, Guerci Antonio et Tissier-Desbordes Elisabeth

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Coloris Corpus

  • Auteurs : Albert Jean-Pierre, Andrieu Bernard, Blanchard Pascal, Boësch Gilles, Chevé Dominique (dirs.)
  • Editeur/partenaire : CNRS Editions, Paris
  • Date : 2008
  • Lire : http://online.fliphtml5.com/tmem/ceas/
<i>Coloris Corpus</i>

Le monde s’offre en couleurs. A commencer par le corps humain. Et la construction de l’identité, individuelle ou collective, en dépend, selon toute une gamme chromatique qui est aussi bien intérieure qu’extérieure. La génétique, l’âge, le sexe et l’environnement, mais aussi le tatouage, le maquillage, la dépigmentation ou le bronzage déterminent ce jeu à travers l’espace et le temps, les géographies et les histoires. Corps dits « normaux », corps stigmatisés, malades, corps exhibés ou cachés, corps parés : les sciences humaines et sociale ont trouvé là un lieu de savoirs, de théories et de pratiques, de catégorisation enfin. C’est cet immense chantier que nous fait découvrir cet ouvrage sans précédent, réunissant les meilleurs spécialistes de la question. Avec les contributions de Albert Jean-Pierre, Andrieu Bernard, Blanchard Pascal, Boësch Gilles, Chevé Dominique, Guerci Antonio, Laneyrie Dagen Nadeije, Le Breton David, Beriet Grégory, Grévin Gilles, Degioanni Anna, Gourjon Géraud, Garo Mylène, Walentowitz Saskia, Ait El Cadi Hakima, Guilhem Dorothée, Roullet Antoine, Briot Eugénie, Pernac Natacha, Bouvrande Isabelle, Lafargue Bernard, Chevalier Laurent, Hoarau François, Boukobza Julie, Minder Patrick, Bodin Dominique, Misery Laurent, Mendjeli Rachid, Crenn Chantal, Richomme Olivier, Antomarchi Véronique, Ciambelli Patrizia, Emeriau Céline et Rigouste Mathieu.

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La colonisation française

<i>La colonisation française</i>

Du XVIe siècle, l’histoire de France, comme celle des territoires de son ex-empire, est marquée par la colonisation et ses effets : les premiers comptoirs, les traites nègrières, l’esclavage, les conquêtes de l’Algérie, de l’Indochine ou en Afrique noire, les relations entre République et colonies, les indépendances, la création des Dom-Tom, les héritages postcoloniaux, le nécessaire travail de mémoire et d’histoire. Au moment où le passé colonial fait retour, ce livre donne des éléments pour comprendre ces quatre siècles d’histoire et offre une vision d’ensemble d’un processus majeur qui a touché les continents et marqué en profondeur les sociétés colonisés comme la société française.

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De l’indigène à l’immigré

  • Auteurs : Nicolas Bancel et Pascal Blanchard
  • Editeur/partenaire : Éditions Gallimard, collection « Découverte », Paris
  • Date : 2007
<i>De l’indigène à l’immigré</i>

L’idéologie coloniale élabore un modèle de l’ « indigène », sauvage que la République va doucement amener aux lumières de la « civilisation ». Après 1945, le mythe de l’assimilation potentielle des peuples colonisés se brise sur l’écueil de la guerre d’Algérie puis des indépendances. L’image de l’immigré supplante progressivement  celle de l’indigène. Aujourd’hui, la perception des immigrés de l’ex-Empire témoigne d’un retour des stéréotypes coloniaux. Pascal Blanchard et Nicolas Bancel appellent une analyse critique de cette page d’histoire, occultée depuis trente-cinq ans. Ce travail de mémoire permettrait de dénouer en partie les passions autour de l’immigration, enjeu majeur pour une société dont l’un des piliers fondateurs reste l’intégration.

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La Fracture coloniale

<i>La Fracture coloniale </i>

Près d’un demi-siècle après la fin de son empire, la France demeure hantée par son passé colonial. Pourquoi une telle situation, alors que les autres sociétés postcoloniales en Occident travaillent à assumer leur histoire outre-mer ? Pour répondre à cette question Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire ont décidé d’ausculter les prolongements contemporains de ce passé à travers les différentes expressions de la fracture coloniale qui traverse aujourd’hui la société française. Ils ont réuni, dans cette perspective, les contributions originales de spécialistes de diverses disciplines, qui interrogent les mille manières dont les héritages coloniaux font aujourd’hui sentir leurs effets : relations intercommunautaires, ghettoïsation des banlieues, difficultés et blocages de l’intégration, manipulation des mémoires, conception de l’histoire nationale, politique étrangère, action humanitaire, place des Dom-Tom dans l’imaginaire national ou débats sur la laïcité et l’islam de France…

Les auteurs montrent que la situation contemporaine n’est pas une reproduction à l’identique du « temps des colonies » : elle est faite de métissages et de croisements entre des pratiques issues de la colonisation et des enjeux contemporains. Pour la première fois, un ouvrage accessible traite de la société française comme société postcoloniale et ouvre des pistes de réflexion neuves.Avec les contributions de Blanchard Pascal, Bancel Nicolas, Lemaire Sandrine, Dorigny Marcel, Stora Benjamin, Vergès Françoise, Bozzo Anna, Froning Deleporte Sarah, Wieviorka Michel, Le Cour Grandmaison Olivier, Ferro Marc, Mbembe Achille, Gèze François, Brauman Rony, Boubeker Ahmed, Rigouste Mathieu, Guénif-Souilamas Nacira, Lapeyronnie Didier, Barlet Olivier, Liotar Philippe, Simon Patrick, Le Brusq Arnauld.

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Culture post-coloniale (1961-2006) : Traces et mémoires coloniales en France

<i>Culture post-coloniale (1961-2006) : Traces et mémoires coloniales en France</i>

Plus de cinquante ans après le début de la guerre d’Algérie et la défaite indochinoise, la France redécouvre son passé colonial. Néanmoins, il lui reste à découvrir qu’elle est aussi une société post-coloniale, que la colonisation a « fait retour » en métropole et a marqué des champs de la culture, de la politique et les débats sur les mutations contemporaines de la société française. Ainsi, au cours des dernières décennies, bien des phénomènes demeurent liés à la période coloniale et à ses héritages : la coopération s’est installée, la francophonie a émergé, les immigrations post-coloniales se sont poursuivies, le débat sur l’esclavage est réapparu, la concurrence des mémoires s’est envenimée, les représentations du monde et de l’Autre se sont vu liées au « temps des colonies », la littérature s’est abreuvée d’influences et d’auteurs issus des ex-colonies, le « tourisme ethnique » est devenu un produit de consommation courante…

Tout cela forme notre culture post-coloniale contemporaine, faite d’héritages métissés, recomposés, qu’il s’agit d’interroger dans la longue durée. Le surgissement de mémoires coloniales concurrentes, les rebondissements législatifs de février 2005 liés au rôle supposé « positif de la colonisation », le discours de Dakar, la crise de l’immigration (2005-2010), la montée du Front national et des discours d’exclusion (2007-2011) nous obligent à considérer dans toutes ses dimensions la question post-coloniale. Avec les contributions de Bancel Nicolas, Blanchard Pascal, Citron Suzanne, Lemaire Sandrine, Vergès Françoise, Aldrich Robert, Benbassa Esther, Rigouste Mathieu, Deroo Eric, Champeaux Antoine, Benoït Christian, Deneault Alain, geisser Vincent, Moura Jean-Marc, Vidal Dominique, Dozon Jean-Pierre, Yala Amina, Parker Gabrielle, Tévanian Pierre et Wolton Dominique.

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Le dictionnaire du corps

<i>Le dictionnaire du corps</i>

De la naissance à la mort, le corps est notre compagnon d’existence. Dans nos sociétés développées, il est devenu depuis la libération sexuelle une préoccupation et un souci quotidiens. Chacun, à la recherche d’une harmonie entre corps et esprit, entre nature et culture, espère trouver en lui une thérapie pour soigner les maladies de sa vie: angoisse, fatigue, stress, solitude, désamour. Rédigé par plus de 250 spécialistes en biologie, éthologie, histoire, sociologie, philosophie, psychologie, psychanalyse, anthropologie et littérature, ce dictionnaire permet de comprendre ce que les sciences humaines et sociales peuvent nous dire des pratiques et des représentations du corps. De Atomisme à Body-Art, de Faim à Natation, de Haptonomie, à Zoo humain, le Dictionnaire du corps offre près de 483 entrées, chacune accompagnée d’une bibliographie.

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L’illusion coloniale

<i>L’illusion coloniale</i>

Utopie républicaine, velléité commerciale, rêve d’impérialisme… l’illusion coloniale remonte au siècle des Lumières. Vue de métropole, c’était « notre empire ». Là-bas, « la mère patrie ». Tous l’appelaient « la plus grande France ». Elle est née d’un malentendu, de la rencontre d’un imaginaire collectif et d’une réalité économique. A l’heure où chacun s’emploie à réviser ces pages d’un passé qui ne passe pas, Eric Deroo et Sandrine Lemaire ont voulu reconstituer le puzzle d’une représentation fantasmée. Image par image, ils confrontent l’idée de l’outremer à son histoire. C’est le récit d’une mythologie, d’un entrelacs d’équivoques, de malentendus. L’illusion coloniale, en noir et en couleurs.

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Culture impériale 1931-1961. Les colonies au cœur de la République

<i>Culture impériale 1931-1961. Les colonies au cœur de la République </i>

Depuis les conquêtes coloniales de la IIe  République, la France a fait entrer l’Empire dans sa culture, dans son quotidien. La conquête devient spectacle avec l’Exposition coloniale internationale de 1931. Progressivement, nait une solide fusion entre la République et son Empire. Depuis les années 1930, en passant pas Vichy, l’Union française et les guerres coloniales, la culture impériale s’enracine dans la société française. Elle se renforce en se banalisant. Toutes les couches sociales, toutes les classes d’âge sont visées. Tous les régimes convaincus. S’il y a un continuum entre la France du Front populaire, celle de Vichy, la France gaulliste ou celle de la IVe République, c’est sans aucun doute autour de la question coloniale. La métropole est alors, en dépit de quelques voix dissidentes, imprégnée de près d’un siècle d’utopies coloniales. Au même moment, les conflits  d’Indochine et d’Algérie, la présence d’une immigration nouvelle, les effets conjugués de la propagande et de la culture, sans oublier l’influence d’intellectuelles et d’artistes, contribuent à façonner une France « nouvelle ». Le choc est violent. La désillusion cruelle. Cinquante ans après les Indépendances et soixante-cinq ans après le départemententalisation des « vieillies colonies », on en est encore à chercher la vérité et le mensonge derrière une utope républicaine qui n’a jamais su regarder en face son « action coloniale ». Avec les contributions de Nicolas Bancel, Daniel Denis, Éric Deroo, Philippe Dewiette, Jean-Luc Einaudi, Driss el Yazami, Elizabeth Ezra, Charles Forsdick, Pierre Fournié, Jacques Frémeaux, Ruth Ginio, Daniel Hémery, Catherine Hodeir, Herman Lebovics, Gilles Manceron et David Murphy.

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La République coloniale : Essai sur une utopie

  • Auteurs : Bancel Nicolas, Blanchard Pascal, Vergès Françoise (dirs.)
  • Editeur/partenaire : Editions Albin Michel, Paris, (réédition, Hachette « Pluriel », 2006)
  • Date : 2003
  • Lire : http://online.fliphtml5.com/tmem/gunk/
<i> La République coloniale : Essai sur une utopie</i>

La « République coloniale »… Cette figure étrange, hybride, un peu monstrueuse, puisqu’elle rassemble deux visions opposées, résume l’utopie d’un Empire républicain, d’un impérialisme démocratique, d’une « plus grande France ». Pendant près d’un siècle, la République sera en guerre, militairement et juridiquement, pour maintenir son autorité sur des dizaines de millions d’indigènes. En même temps, la République colonise par générosité, par bonté. « Il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures », déclare Jules Ferry devant la Chambre des députés, le 28 juillet 1885. Les rêves d’une douceur de la colonisation, d’une mission civilisatrice accompagneront ainsi les massacres, l’exploitation brutale, le déni du droit.

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De l’Indochine à l’Algérie. La jeunesse en mouvements des deux côtés du miroir colonial 1940-1962

<i>De l’Indochine à l’Algérie. La jeunesse en mouvements des deux côtés du miroir colonial 1940-1962</i>

Cet ouvrage aborde la question des guerres de décolonisation dans l’ancien empire français sous un angle original : celui des pratiques et des représentations des mouvements de jeunesse, tant en métropole que dans les pays colonisés. De la Seconde Guerre mondiale aux décolonisations, s’opère une double mutation. Mutation politique, assurément, provoquant de nombreuses ruptures au sein des mouvements de jeunesse. Mais aussi sociale et éducative, que le sport et le scoutisme permettent de révéler avec une grande acuité. La richesse des études historiques réunies dans cet ouvrage, fondées sur la comparaison des expériences indochinoise et algérienne, éclaire d’un jour nouveau les évolutions sociales et politiques, tant en France que dans ses anciennes colonies, au cours des décennies qui ont suivi les indépendances. Elle montre en particulier le rôle souterrain des mouvements de jeunesse dans le processus d’occidentalisation des pays coloniaux au moment même où ceux-ci se déprenaient par la force de l’hégémonie politique de la métropole. C’est tout l’enjeu de cet ouvrage que de proposer un regard neuf sur cette histoire, traversant le miroir colonial. Avec les contributions de Bancel Nicolas, Denis Daniel, Fates Youssef, Larcher-Goscha Aghate, Gomane Jean-Pierre, Gauthé Jean-Jacqhes, Lalami-Fate Fériel, Kadri Aïssa, Carlier Omar, Blanchard Pascal, Callen Laurent, Comor André-Paul, Christien Lionel, Passavant Eric et Sirost Olivier.

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« La colonisation » in Histoire Premières L-ES-S, Le monde du milieu du XIXe siècle à 1939

  • Auteurs : Sandrine Lemaire
  • Editeur/partenaire : Bréal, collection G. Dorel-Ferré
  • Date : 1997
<i> « La colonisation »  in Histoire Premières L-ES-S, Le monde du milieu du XIX<sup>e</sup> siècle à 1939</i>

De multiples motivations poussent les Européens à l’exploration et à la conquête de territoires dans la deuxième moitié du XIX<sup>e</sup> siècle. Dans la lutte pour la possession de ces colonies, les pays européens s’opposent véritablement et tentent d’assurer leur emprise par la mise en place d’un ordre colonial instituant l’assujettissement des populations par la force. Le système colonial, parvenu à son apogée durant l’entre-deux-guerres, fait que les gouvernements et les opinions publiques métropolitaines se refusent à reconnaître l’existence de résistances, pourtant nombreuses et de plus en plus pressantes, de la part des colonisés.

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L’Afrique. Un continent, des nations

<i> L’Afrique. Un continent, des nations</i>

L’Afrique, une terre sans histoire ? Tel est le regard de l’Occident sur le continent noir. Des grands empires africains à la lutte pour les indépendances, de l’art nègre aux enjeux contemporains, l’Afrique a pourtant largement contribué à l’écrire l’histoire de l’humanité. Méconnue, sous-estimée, fantasmée, assujettie et seulement perçue à travers ses malheurs, l’Afrique est en marge de notre connaissance. Cet ouvrage tente de faire découvrir autrement cette Afrique plurielle, à travers les clés essentielles du passé, de l’actualité et de son avenir

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Images d’Empire. 1930-1960 : trente ans de photographie officielle sur l’Afrique Française

  • Auteurs : Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Francis Delabarre
  • Editeur/partenaire : Éditions de la Martinère / La Documentation Française, Paris,
  • Date : 1997
  • Lire : http://online.fliphtml5.com/tmem/jdyq/
<i>Images d’Empire. 1930-1960 : trente ans de photographie officielle sur l’Afrique Française</i>

Avant les indépendances africaines, la France a constitué un fonds photographique destiné à promouvoir son action dans ses colonies. Au début  des années trente, la photographie devient le support principal du discours officiel, au moment où la France connait l’apogée de sa politique coloniale. Pour la première fois, la Documentation française, dépositaire des photographes regroupées au sein de l’Agence économique de la France d’outre-mer, présente au public cet extraordinaire gisement d’images. Ces collections, riches de plusieurs dizaines de milliers de documents sur l’Afrique, du Maghreb à Madagascar, restituent le discours officiel.  Ces photographies offrent un regard multiple qu’historiens, ethnologues et sociologues ont choisi de décrypter : 35 ans après les indépendances, ce livre analyse le regard de la France sur « son » Empire. Avec les contributions de Nicolas Bancel, Gilles Boëesch, Jean-Noël Ferrié, Armelle Chantelier, Malek Chebel, Stéphane Blanchoin, Anne Hugon, Jean Devisse, Achille Mbembe, Gilles Manceron…

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L’Empire colonial à son apogée.

<i> L’Empire colonial à son apogée. </i>

Le Groupe de recherche Achac et le Réseau Canopé ont réalisé le TDC L’Empire colonial à son apogée. Propagande et réalités à la suite de l’exposition Images et Colonies. A travers ces quelques pages, chacun trouvera des explications sur le rôle de l’image pendant la colonisation. En élargissant le propos à l’ensemble de l’Empire colonial, il s’agit aussi de réfléchir sur l’origine des stéréotypes d’hier et d’aujourd’hui qui contribuent à modeler nos imaginaires.

Images et colonies. Iconographie et propagande coloniale sur l’Afrique française de 1880 à 1962

  • Auteurs :
  • Editeur/partenaire : MHC-BDIC/Groupe de recherche Achac, avec le concours du ministère de la Coopération, de la Ligue de l'enseignement et du Fonds d'action sociale,
  • Date : 1993
  • Lire : http://online.fliphtml5.com/tmem/qgcg/
<i>Images et colonies. Iconographie et propagande coloniale sur l’Afrique française de 1880 à 1962</i>

Trente ans après les indépendances, cet ouvrage fait le bilan de l’histoire coloniale de la France à travers l’extraordinaire diversité de l’iconographie produite de la fin du XIXe siècle aux années 60. Un travail de recherche, fruit d’une coopération internationale sans précédent, a permis de rassembler un corpus iconographique considérable : affiches, cartes postales, tableaux, sculptures, chromolithographiques, illustrés, imageries d’Epinal, objets, jouets, jeux, partitions musicales, livres, journaux et de privilégier une production jusqu’alors inédite. Ces images ont profondément marqué les mentalités et forgé la conscience coloniale des Français. Dès les années 20, s’organise une véritable propagande sur l’Empire : convaincre les Français du bien-fondé de la mission civilisatrice, comme lors des fastes de l’Exposition coloniale en 1931, ou magnifier le gout de l’exotisme et du rêve à l’image du raid Citroën, deviennent une priorité. L’Afrique fut essentiellement connue durant ces années à travers ces images. Les découvrir aujourd’hui, permet de réfléchir sur les rapports complexes que l’Occident entretient avec ce continent.  Avec les contributions de  Daniel Rivet, Anne Hugon, Philippe David, Laurent Gervereau, Lynne Thornton, Françoise Raison-Jourde, Yann Holo, Yves Gaulupeau, Gilles Manceron, Hans-Jürgen Lüsenbrink, Marc Michel, Laure Barbizet-Namer, Josée Violette, Charles-Robert Ageron, János Riesz, Gilbert Meynier, Catherine Hodeir, Sylviane Leprun, Michel Pierre, Dominique Taffin, Michèle Lefrancçois, Barbara Boëhm, Antonio Mendes, Christian Delporte, Raymond Lefèvre, Olivier Peyron, Tayeb Chenntouf, Eric Deroo, Ghislaine Mathy, Elisabeth Rabut, Jean-Barthélemi Debost, Youssef El Ftouh, Manuel Pinto, Benjamin Stora, Claude Liauzu, Malek Chebel, Achille Mbembe, Eliane Girard et Brigitte Kernel.

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Images et colonies. Nature, discours et influence de l’iconographie coloniale liée à la propagande coloniale et à la représentation des Africains et de l’Afrique en France, de 1920 aux Indépendances.

<i> Images et colonies. Nature, discours et influence de l’iconographie coloniale liée à la propagande coloniale et à la représentation des Africains et de l’Afrique en France, de  1920 aux Indépendances. </i>

Comment s’est forgée la conscience coloniale des Français ? Quels thèmes ont servi de support à l’intense production d’images sur l’Afrique et les Africains, du Maghreb à Madagascar ? Entre inconscient et propagande, le temps colonial a imposé son regard et produit une moisson d’images. De « Lyautey l’Africain » à « Brazza le conquérant », de Tarzan Roi de la jungle, Tintin reporter au Congo ou Pépé le Moko au « je vous ai compris »… Et combien de Mauresques aux seins nus, de nègres à enrôler, évangéliser, civiliser ? Ces images peu étudiées, jusqu’ici, semblent avoir été un instrument de la promotion du projet colonial. Opérant sur une longue période, elles ont utilisé tous les supports (l’affiche, la carte postale, le cinéma, la peinture, la bande dessinée) marquant profondément les mentalités françaises. Avec les contributions de  Joseph Newuda Ven Ballong, Nicolas Bancel, Raymond Betts, Thérèse Blondet-Bisch, Gilles Boëtsch, Isabel Henriques Castro, Tayeb Chenntouf, Catherine Vidrovitch-Coquery, Philippe David, Jean-Barthélemi Debost, Eric Deroo, Jean Devisse, France Duclos, Laurent Gerverau, Raoul Girardet, Catherine Hodeir, Yann Holo, Anne Hugon, Nogumil Koss-Jewsiewicki, Artem Letnev, Gilles Manceron, Jacques Marseille, Achille Mbembe, Gilbert Meynier, Jean-Louis Miège,Bernard Nantet, Marcel Oms, Andrée Perlès, Michel Pierre, Annie Rey-Goldzeiguer, Jànos Riesz, Jean-Pierre Rioux, Daniel Rivet, Benjamin Stora, Lynne Thornton, Nathalie Tousignant, Allessandro Triulzi et André-Jean Tudesq.

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Vers la guerre des identités ?

  • Auteurs : Dominic Thomas - Nicolas Bancel - Pascal Blanchard
  • Editeur/partenaire : La Découverte
  • Date : 19 mai 2016
<i> Vers la guerre des identités ? </i>

En 2005, les auteurs de cet ouvrage publiaient La Fracture coloniale, juste avant la révolte dans les banlieues. Dix ans plus tard, l’espoir d’une évolution positive s’est effondré. D’où la nécessité de faire le bilan des crises identitaires et sociales qui traversent la France, pour sortir des impasses du présent. Pourquoi ce pays a-t-il plongé dans un maelström régressif, animé par une pensée néoréactionnaire se délectant du déclinisme, suscitant la peur devant l’étranger, l’immigré ou le réfugié, déversant ses imprécations contre l’Europe et la « mondialisation » ? Comment expliquer l’inexorable progression du Front national qui ravive sentiments nationalistes et passion de l’entre-soi ?
Aucune leçon n’a été véritablement tirée des événements de 2005. De la faillite de notre modèle d’intégration aux atermoiements de la politique de la Ville, de l’ethnicisation des territoires aux désastres de la lutte contre les discriminations, de l’enkystement du chômage dans les quartiers et les outremers à la fragilisation des classes moyennes, des thèses délirantes sur le « grand remplacement » à la haine de l’islam, des crispations communautaires au ressac de l’antisémitisme, de notre impossibilité d’affronter le passé colonial aux expéditions aventureuses dans nos anciennes colonies, cet ouvrage, réunissant les meilleurs spécialistes sur ces questions, entend dresser le bilan des crises et crispations qui obscurcissent l’horizon. Autant d’analyses qui questionnent le repli identitaire pour lutter contre les obscurantismes de tout bord.

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La Découverte – Vers la guerre des identités ?

Introduction – Vers la guerre des identités ?

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Le Monde – Analyse du livre, Vers la guerre des identités ? – 18.05.2016

Médiapart.fr – Du refus de comprendre à l’obscurantisme, il n’y a qu’un pas

 

L’invention de l’Orient (1860-1910)

  • Auteurs : Pascal Blanchard
  • Editeur/partenaire : La Martinière
  • Date : 15 septembre 2016
<i>L’invention de l’Orient (1860-1910)</i>

Un ouvrage construit grâce au fond exceptionnel de l’agence Roger Viollet -une iconographie riche et variée- restitue avec une grande précision la soif d’images exotiques de l’époque et dresse un véritable inventaire ethnographique du Maghreb. Une invention de l’Orient qui, jusqu’à aujourd’hui, conditionne toujours notre regard sur le Moyen-Orient et le Maghreb, et ses populations. Retour sur un mirage en images…

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Editions de La Martinière

Tribune de Pascal Blanchard sur L’invention de l’Orient (1960-1910)

Colonial Culture in France Since the Revolution

<i> Colonial Culture in France Since the Revolution </i>

This landmark collection by an international group of scholars and public intellectuals represents a major reassessment of French colonial culture and how it continues to inform thinking about history, memory, and identity. This reexamination of French colonial culture, provides the basis for a revised understanding of its cultural, political, and social legacy and its lasting impact on postcolonial immigration, the treatment of ethnic minorities, and national identity. Avec les contributions de  Robert Aldrich, Nicolas Bancel, Olivier Barlet, Esther Benbassa, Christian Benoît, Gilles Boëstch, Saïd Bouamama, Sylvie Chalaye, Antoine Champeaux, Suzanne Citron, Catherine Coquery-Vidrovitch, Didier Daneinckx, Daniel Denis, Éric Deroo, Philippe Dewiette, Marcel Dorigny, Jean-Pierre Dozon, Jean-Luc Einaudi, Driss El Yazami, Bruno Etienne, Elizabeth Ezra, Marc Ferro, Pierre Fournié, Stanislas Frenkiel, Jacques Frémaux, Charles Forsdick, Vincent Geisser, Ruth Ginio, Daniel Hémery, Catherine Hodeir, Timothée Jobert, Herman Lebovics, Sandrine Lemaire, Gilles Manceron, Jean-Marc Moura, David Murphy, Gabrielle Parker, Mathieu Rigouste, Delphine Robic-Diaz, Alain Ruscio, Benjamin Stora, Pierre Tévanian, Steve Ungar, Françoise Vergès, Dominique Vidal, Abdourahman A. Waberi.

 

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Culture coloniale 1871-1931. La France conquise par son Empire

<i>Culture coloniale 1871-1931. La France conquise par son Empire</i>

En peu plus d’un demi-siècle, des débuts de la IIIe République à l’exposition de Vincennes de 1931, la France a changé sa relation au monde. Bien davantage que des aventures lointaines, les conquêtes coloniales sont l’un des ciments de la société française. La culture coloniale n’est pas un simple énoncé propagandiste, une vulgate étatique, mais bien une imprégnation populaire qui n’a, en fin de compte plus grand-chose à voir avec la colonisation proprement dite. Très vite, pour légitimer son œuvre coloniale, la IIIe République va consciemment concevoir, à l’armée et aux divers supports publicitaires. La propagande conjuguée à la crainte  d’un déclin de la France feront si bon ménage, que la quasi-totalité de la classe politique et des milieux économiques se retrouve sous la bannière de l’Empire lors de l’Exposition coloniale internationale de 1931, superproduction républicaine où le zoo devient humain. À l’issue de ce voyage dans notre mémoire coloniale, une évidence s’impose : avons-nous véritablement décolonisé, à l’heure du 80e anniversaire de la grande exposition de 1931, la société française et nos imaginaires ? Avec les contributions de Nicolas Bancel, Olivier Barlet, Gilles Boëtsch, Sylvie Chalaye, Catherine Coquery-Vidrovitch, Éric Deroo, Gilles Manceron, Alain Ruscio, Steve Ungar, Françoise Vergès.

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