Colonisation & Propagande. Le pouvoir de l’image

Par un remarquable décryptage des images accompagné de citations pour chaque époque, le livre Colonisation & propagande. Le pouvoir de l’image (Cherche Midi, 2022) montre comment a été construit l’univers symbolique structurant l’imaginaire sur la colonisation et comment l’idée coloniale est devenue consensuelle. En croisant les sources les plus diverses et des archives exceptionnelles, cinq spécialistes – Sandrine Lemaire, agrégée, docteure en histoire, enseignante en Classes préparatoires aux Grandes Écoles au Lycée Jean Jaurès de Reims, et codirectrice du Groupe de recherche Achac ; Pascal Blanchard, historien, chercheur-associé au CRIHM (Lausanne), spécialiste de la question coloniale et des immigrations, et codirecteur du Groupe de recherche Achac ; Nicolas Bancel, historien, professeur ordinaire à l’Université de Lausanne, et co-directeur du Groupe de recherche Achac ; Alain Mabanckou, écrivain, professeur de littérature nationale française et francophone à l’Université de Californie (Los Angeles) et Dominic Thomas historien, politologue, professeur Madeleine Letessier au Département des langues européennes et des études transculturelles à l’Université de Californie (Los Angeles) – expliquent et montrent comment le discours sur la « mission civilisatrice » française s’est imposé et comment se sont bâties les grandes mythologies de la  France coloniale.

Les auteurs présenteront cet ouvrage en avant-première au festival de littérature Atlantide – Les mots du monde (Nantes), du 24 au 27 février 2022 à travers plusieurs tables rondes et conférences avant la sortie en librairie début mars. La publication du livre s’accompagne d’une exposition pédagogique en une douzaine de panneaux (pour les enseignants et les festivals) : « Colonisation & Propagande. La force de l’imaginaire », disponible à partir de mi-mars 2022.

 

Présentation du livre : Colonisation & Propagande. Le pouvoir des images

 

Ce texte s’inspire (dans une version réduite) de l’introduction de l’ouvrage. Celui-ci s’immerge dans la propagande coloniale en travaillant en priorité sur le matériel iconographique, sous toutes ses formes. Historiquement, nous ne nous arrêtons pas aux indépendances politiques pour esquisser les prolongements contemporains de ce leg colonial jusqu’au temps présent.

L’analyse de ces images, replacée dans leur époques successives — huit au total de 1870 à 1980 —, placée en perspective des discours et écrits de leur temps — près de deux cents citations accompagnent ce récit —, nous permet de porter un autre regard sur le passé colonial de la France afin de mieux comprendre comment plusieurs générations de Français — et de colonisés — ont été imprégnés par ces imaginaires et comment ceux-ci – altérés, modifiés –, continuent à produire des effets aujourd’hui. Depuis les débuts de la IIIe République et jusqu’aux indépendances, chaque génération a été plongée dans un bain colonial qui eut pour effet de faire adhérer progressivement les Français à l’entreprise impériale de la France aux quatre coins du monde. Les idées de « La Plus grande France » et de « mission civilisatrice » ont traversé les régimes et les républiques, accompagné les conquêtes et les indépendances, fabriqué une culture coloniale[1] qui a imprégné en profondeur l’imaginaire collectif des métropolitains.

Dans ce premier quart du XXIe siècle, en France, mais aussi dans d’autres pays d’Europe comme la Belgique, la Grande-Bretagne, la Suisse ou les Pays-Bas, mais aussi aux États-Unis, au Canada ou en Amérique du Sud, la question du passé esclavagiste et colonial — et ses conséquences postcoloniales — ressurgit. Les manifestations les plus évidentes de l’irruption dans l’espace public de cette question s’incarnent dans la multiplication des dégradations et destructions de statues et de monuments évoquant ce passé. Si de telles actions avaient déjà eu lieu par le passé, leur nombre et leur médiatisation trouvent en 2020 leur point d’acmé sous la forme d’une véritable vague touchant nombre de pays.

Ce livre est issu d’un long cheminement intellectuel et de recherche. Dès 1993, l’ouvrage Images et colonies, pour la première fois, réunissait une série de contributions sur les images et les imaginaires coloniaux. Depuis, nous avons creusé ce sillon en arpentant à la fois la racialisation des populations extra-européennes[2], le phénomène des zoos humains[3], l’impact de l’empire colonial en France à travers la propagande[4], la culture coloniale[5], l’histoire des immigrations coloniales et postcoloniales ou l’histoire et les problématiques postcoloniales, ouvrant ou participant à plusieurs territoires de recherches, qui sont aujourd’hui reconnus dans le champ académique international. Ce livre est donc à la fois un retour aux sources – le dévoilement et l’analyse de la culture coloniale à travers les images –, et s’inscrit dans la continuité de ces dynamiques de recherche, avec la volonté de raconter une histoire de la colonisation forte d’une analyse du poids des images et de la propagande. C’est pourquoi dans cet ouvrage de synthèse nous avons voulu évaluer le rôle des images dans la formation des représentations coloniales sur les populations colonisées, les espaces coloniaux ou la gouvernance coloniale. Dans cette perspective, nous nous sommes attachés à une recherche systémique, sans prétendre à l’exhaustivité, des corpus iconographiques coloniaux produits entre 1870 et 1980.

La production analysée ici, comprise entre 1870 et 1980, ne surgit pas ex-nihilo. Le second empire colonial de la France s’ébauche dès le premier tiers du XIXe siècle, avec l’expédition d’Égypte et surtout la conquête de l’Algérie à partir de 1830. Les « exploits » des armées coloniales mobilisent déjà les périodiques, qui suivent avec passion les nouveaux « héros coloniaux », au fur et à mesure que l’expansion se déploie (Nouvelle-Calédonie en 1853, partie occidentale de la Cochinchine en 1867). Mais la mobilisation politique est loin d’être unanime, alors que la colonisation n’est pas encore un sujet populaire. On se passionne beaucoup plus pour ces récits d’exploration de terres lointaines, qui font l’objet de publication dans la grande presse à l’image de L’Illustration dès 1843, mais aussi dans des périodiques spécialisés tels Le Tour du Monde (créé en 1860) ou Le Journal des voyages (fondé en 1877).

Cette passion pour l’ailleurs se manifeste également dans les publications et les conférences proposées par la Société de géographie (créée en 1821) puis par les nombreuses autres sociétés éponymes qui sont fondées à sa suite. Les romans d’aventures se multiplient – avec des auteurs tels Rider Haggard ou Fenimore Cooper –, dans lesquels d’intrépides explorateurs affrontent mille dangers, face à des populations exotiques et sauvages. Le face-à-face entre le « blanc » intrépide et porteur de la civilisation et toutes les autres populations est déjà dressé, préparant les esprits aux futures conquêtes. Ainsi, durant tout le XIXe siècle et notamment sous le Second Empire, la France façonne les représentations de l’« Orient » qui, transcendant les frontières, regroupe un Maghreb et un Levant marqués par l’arriération technique et des populations « arabes » décrites comme farouches, une Afrique noire impénétrable, mystérieuse et sauvage, une Asie troublante et une Océanie véhiculant les représentations paradisiaques des premiers temps de l’homme. Bientôt l’iconographie exotique se déploie sur les cartes postales, les timbres, les arts plastiques, les almanachs, les livres de prix, la publicité et les objets du quotidien.

Ce sont sur ces bases que se construisent l’iconographie et la propagande coloniales dans le dernier tiers XIXe siècle, parallèlement à l’avènement de la IIIe République. C’est alors que commence notre récit, axé sur l’analyse d’une propagande coloniale qui va inventer ses codes, ses images, ses messages ; qui se structure et s’institutionnalise, avec ses acteurs et ses promoteurs. Une propagande qui va être le relai du « parti colonial », le porte-parole des intérêts économiques, mais aussi le metteur en scène du mot d’ordre républicain de la « mission civilisatrice » et qui n’aura de cesse de « vendre » les colonies à une opinion publique qui questionne alors les bienfondés de l’entreprise impériale.

Nous nous sommes efforcés, pour chaque période et thématique, de choisir les images qui apparaissaient comme les plus représentatives. Le fait est que cette gigantesque production dessine une configuration très caractérisée : la colonisation fut massivement, dès avant la Première Guerre mondiale et jusqu’au milieu des années 1950, représentée comme une réalisation intrinsèquement glorieuse de la France, alimentant un patriotisme et une fierté nationale allant jusqu’au désir d’une véritable fusion entre les territoires métropolitains et impériaux : le mythe de « La Plus grande France » s’incarne alors avec évidence dans les images.

Naturellement, l’iconographie présentée dans cet ouvrage recouvre bien d’autres aspects et thématiques, car elle pénètre toutes les strates de la société. De fait certains événements grandioses tels les expositions universelles ou proprement coloniales génèrent une variété de supports iconographiques allant de la production contrôlée par la propagande officielle à une production privée couvrant de nombreux supports de diffusion. C’est là l’un des pouvoirs de ces images multiples : leur capacité à être vues par un très grand nombre de Français, au regard de leur production : songeons ici, par exemple, aux tirages extraordinairement élevés des cartes postales à thèmes coloniaux vendues à la fin du XIXe siècle à des millions d’exemplaires, de certaines affiches coloniales, tirées à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, aux trente-trois millions de tickets vendus lors de l’Exposition coloniale internationale de Vincennes en 1931 et, dans ce dernier cas, aux multiples produits dérivés générés. Ainsi, programmes officiels et publicitaires et images diffusées par des entreprises privées, ont démultiplié l’information et donc leur visibilité : par exemple, outre les classiques cartes postales, timbres et vignettes accompagnant les plaquettes de chocolat, les souvenirs de l’exposition de 1931 intègrent les foyers via les cendriers, briquets, canifs, plateaux, tasses, moutardiers, boîtes à poudre, pendentifs, amulettes et broches, jetons et médaillons, cadres, bons à lot, disques ou partitions et même flacons de « parfum d’aventure » !

Nous nous sommes particulièrement intéressés dans ce livre à la propagande coloniale officielle étatique et au réseau qu’elle a pu construire, mais également à l’iconographie coloniale issue du secteur privé. Comme on pourra le découvrir en détail, la propagande étatique se structure dès la fin du XIXe siècle pour connaître son apogée durant l’entre-deux-guerres et sous le régime de Vichy, puis se poursuit après la Seconde Guerre mondiale. Historiquement, on connaît très bien aujourd’hui la propagande mise en œuvre par l’URSS communiste, l’Italie mussolinienne ou l’Allemagne nazie, mais aussi les États-Unis dans les années 1930 ou lors de la Guerre froide. Mais la propagande coloniale française demeure relativement ignorée, pour ne pas dire invisible. L’ouvrage démontre que cette propagande coloniale opère également en régime républicain[6] comme un producteur majeur d’énoncés et d’images sur l’Empire, pendant près d’un siècle. Son rôle apparaît fondamental dans la patiente construction de ce que l’on pourrait nommer « l’utopie coloniale ».

L’Agence des colonies (qui prend différentes dénominations selon les époques) est l’institution centrale de la propagande en France au lendemain de la Grande Guerre, elle produit elle-même textes et images sur une multiplicité de supports. Elle distribue cette production non seulement à un public spécialisé et au grand public, mais aussi à l’ensemble des médias français, qui utilisent massivement ces informations et ces images. L’organisme de propagande étatique se place au cœur d’une toile visant à veiller à la production d’un discours contrôlé autant que possible et à sa diffusion sur la plus large échelle dans la mesure de ses propres moyens ou de ceux d’organismes relais. Cet effet démultiplicateur se conçoit dans un système où l’Agence, sans disposer le plus souvent d’importants moyens tant financiers qu’humains, dispose d’une part de filiales – les agences territoriales représentant toutes les colonies à Paris – et surtout d’institutions-relais majeures telle la Ligue maritime et coloniale qui permettent de multiplier les actions de propagande et de toucher un immense public.

On distingue donc un discours d’État sur les colonies, identifiable aux productions officielles de l’agence, et – ce qui est très différent – une influence de ce discours sur un ensemble de médias et de productions culturelles – littérature, cinéma, arts plastiques, théâtre, etc. –, via la diffusion des informations et images fournies par la propagande ainsi que par le financement spécifique de spectacles, d’expositions, de films ou d’ouvrages et de subventions ou bourses attribuées aux artistes, auteurs, journalistes et médias en général.

Certes, cela ne signifie pas que la propagande est l’unique prescripteur de ce qu’il faut dire et montrer. Chaque secteur de la culture ou de l’économie conserve une autonomie propre, de même que tous les films évoquant les colonies ne sont pas nécessairement liés à la propagande (qui exerce cependant sur toutes les productions culturelles liées à la colonisation un droit de censure et la force de persuasion d’éventuelles subventions), mais elle influence sans conteste l’ensemble des productions iconographiques fixes et animées comme elle participe à toutes les grandes manifestations coloniales, et ce depuis les années 1890.

Pour appréhender au mieux l’objet de ce livre, nous avons choisi un découpage chronologique.

La première partie de l’ouvrage (1870-1895) part de la défaite de la France face à la Prusse et voit l’émergence d’une propagande d’Empire jusqu’à la création du ministère des Colonies en 1895.

Les deux parties suivantes (1895-1914 et 1914-1922) se penche sur la période durant laquelle les frontières de l’Empire se dessinent, relayé en métropole par l’organisation de plusieurs expositions, période marquée par l’appel à l’Empire lors de la Première Guerre mondiale.

Les quatrième et cinquième parties (1922-1930 et 1931-1939) s’attachent à l’apogée colonial au moment où les représentations coloniales pénètrent plus intensément tous les supports de diffusion. Cet apogée est marqué par le Centenaire de l’Algérie et l’Exposition coloniale internationale de Vincennes en 1931, puis le Tricentenaire des Antilles en 1935 et, la même année, le Salon de la France d’Outre-mer.

La partie suivante (1940-1946) voit un second apogée impérial sous le régime de Vichy. En effet, celui-ci voit dans les possessions coloniales son dernier atout pour peser dans la nouvelle Europe sous domination allemande. La propagande coloniale de Vichy est intense et se déroule à un rythme effréné, notamment à travers la Semaine coloniale (1941), la Quinzaine impériale (1942) et la circulation du Train-exposition des colonies (1942-1944).

Après la Libération, malgré quelques réformes notables, le Gouvernement provisoire de la république française ne change pas l’organisation de la propagande, ainsi la septième partie (1946-1957) analyse l’évolution des représentations coloniales et de la propagande à l’heure des indépendances jusqu’à la rupture de la Guerre d’Algérie.

La dernière partie (1958-1980) trace le récit d’une fin d’Empire et, par la suite, ses permanences et ruptures. Alors que la propagande coloniale sous sa forme centralisée arrête son activité, elle s’oriente, via les différents bureaux et ministères par lesquels elle est désormais prise en charge – tel le ministère de la Coopération – vers un discours soulignant les liens « fraternels » qui perdurent entre la France, les nouveaux territoires indépendants et les territoires ultramarins. La France partie, les images de la « sauvagerie », un temps « domptée » par la colonisation, semblent revenir dans la dialectique visuelle sur le « développement » et les pratiques de la françafrique, fantômes obsédants des représentations construites depuis le XIXe siècle.

L’histoire se termine en 1980, dans l’invisibilité de la dernière indépendance, celle des Nouvelles-Hébrides, une décolonisation sans image.

Ce livre n’est pas le premier (ni le dernier) sur la propagande coloniale à travers les images, d’autres avant nous ont porté leur regard sur cette production, avec précision et nuance, en utilisant l’image comme illustration d’un temps, en les lisant de manière linéaire et informative, en s’attachant exclusivement à leur racisme[7], en des-historisant le sujet[8], en s’attachant au monde scolaire, mais très peu d’auteurs et chercheurs ont questionné la propagande dans sa mécanique sur le temps long en en faisant un sujet central d’étude. Beaucoup d’ouvrages — au-delà de ceux cités ici — ont méconnu l’histoire institutionnelle de la propagande ou ont perdu de vue la réalité du fait colonial.

Une image de propagande coloniale n’est jamais neutre.

Elle fonctionne selon des codes maîtrisés et répétitifs, mais avec toujours le désir d’être séduisante, inspirante, exotique et surtout efficace. Elle est le fruit aussi de son temps, de ses cibles — les hommes, les femmes, les enfants, les militaires, les élites, les consommateurs… —, des politiques publiques, des sacs et ressacs de l’histoire, des luttes idéologiques — entre l’ultra-droite et les communistes par exemple. La propagande coloniale est aussi le révélatrice d’une utopie et d’un rêve de puissance d’une France qui s’est effondrée en 1870 et va renaître un demi-siècle plus tard, en 1920.

Elle fabrique des lieux de mémoire sans équivalent — l’exposition de 1931 est la manifestation du XXe siècle en France qui rassemble le plus de visiteurs —, elle fait oublier les guerres lointaines et les « révoltes », accompagne les investissements dans les colonies ou permet de vendre du riz, du rhum et des bananes. Elle rend proche le lointain et fabrique une machine à rêve sans équivalent grâce au cinéma. Ce western à la française a rendu l’empire banal. Le récit fantasmé de la colonisation a fabriqué un Eldorado de carton-pâte auquel les Français ont voulu croire.

Pour conclure. Nous sommes les héritiers de ces images et pour sortir de cette « longue nuit »[9], il faut désormais les regarder en face et les affronter. Dans le débat actuel, bien peu évoquent le réel de la colonisation. Reste l’imaginaire, le souvenir, bribes d’images d’autrefois, bien loin de la réalité coloniale. Celles-ci ont produit une vision déformée et mythifiée de la colonisation pour la vendre à des millions de Français, qui, pour beaucoup d’entre eux, n’ont jamais été de l’autre côté du miroir colonial. Et pourtant, on évoque toujours dans le « bilan de la colonisation » les ponts, les routes, les hôpitaux, les médecins, et les richesses coloniales, agrémentés de ces visions de corps lascifs s’offrant aux colons et aux aventuriers. Nous avons tous hérité de ces millions d’images qui telles des strates successives se sont inscrites dans notre culture, dans nos mentalités.

Nous commençons à comprendre leur pouvoir de fascination. Il est temps de les affronter et de les dépasser et qu’elles entrent dans nos musées pour ne plus jamais nous hanter.

 Découvrir le livre : https://www.decitre.fr/livres/colonisation-et-propagande-9782749172279.html

 

 

[1] Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire, Nicolas Bancel (dir.), Culture coloniale en France. De la Révolution française à nos jours, Paris, CNRS Éditions-Autrement, 2008.

[2] Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Stéphane Blanchoin, Hubert Gerbeau, Gilles Boëtsch (dir.), L’Autre et Nous, « Scènes et Types », Paris, Syros, 1994 ; Nicolas Bancel, Thomas David, Dominic Thomas (dir.), The Invention of Race: Scientific and Popular Representations, Routledge,», Londres/New York, 2015.

[3] Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Gilles Boëtsch, Éric Deroo, Sandrine Lemaire (dir.), Zoos Humains, Paris, La Découverte, 2002 ; Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Gilles Boëtsch, Éric Deroo, Sandrine Lemaire (dir.), Zoos humains et exhibitions coloniales. 150 ans d’invention de l’Autre, Paris, La Découverte, 2012 ; Pascal Blanchard, Gilles Boëtsch, Nanette Snoep, Exhibitions. L’invention du sauvage, Arles-Paris, Actes sud/Musée du quai Branly, 2011.

[4] Nicolas Bancel, Blanchard Pascal, Francis Delabarre (dir.), Images d’Empire. Trente ans de photographies officielles sur l’Afrique française (1930-1960), Paris, La Documentation française/La Martinière, 1997.

[5] Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire, Culture coloniale. La France conquise par son Empire (1871-1931), Paris, Autrement, 2003 ; Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire (dir.), Culture impériale, 1931-1961. Les colonies au cœur de la République, Paris, Autrement, 2004 ; Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire, Nicolas Bancel, Dominic Thomas (dir.), Colonial Culture in France since the Revolution, Bloomington, Indiana University Press, 2013.

[6] Sandrine Lemaire, « L’Agence générale des colonies : instrument de propagande républicaine et terreau d’une culture coloniale », in Denis Rolland, Didier Georgakakis, Yves Déloye (dir.), Les Républiques en propagande. Pluralisme politique et propagande : entre déni et institutionnalisation, XIXe-XXIe siècles, Paris, L’Harmattan, 2006.

[7] Alain Ruscio, Marcel Dorigny, Quand les civilisateurs croquaient les indigènes. Dessins et caricatures au temps des colonies, Paris, Les Éditions cercle d’art, 2020.

[8] Sarah Ligner, Peintures du lointain, Paris, Skira/Musée du quai Branly, 2018.

[9] Achille Mbembe, Sortir de la grande nuit. Essai sur l’Afrique décolonisé, Paris, La Découverte, 2010.