Ce collectif de chercheurs travaille depuis 1989 sur les représentations
et les imaginaires coloniaux et post-coloniaux, ainsi que sur les immigrations
des « Suds » en France. Constitué autour d’un
réseau de compétences, en partenariat avec différentes institutions,
groupes de recherches ou universités, sa démarche consiste à mettre
en œuvre des activités de recherches (avec la constitution
d’un
fonds iconographique), d’édition (livres, articles,
catalogues,
brochures pédagogiques, partenariats…), de manifestations
scientifiques (colloques, conférences, séminaires, forums…)
ou ouvertes
au grand public (programmes pédagogiques, expositions, documentaires…).
Depuis 1993, l’équipe de l’Achac travaille sur plusieurs
champs liés à la question coloniale ou aux représentations,
en liaison avec différents groupes de chercheurs (plus de 300 auteurs
et chercheurs ont travaillé sur ces programmes et ouvrages depuis la
création du collectif en 1989). Avec le programme Stéréotypes,
imaginaires et expositions ethnographiques (L’Appel à l’Afrique,
Zoos Humains…), l’Achac propose d’analyser les prolongements
contemporains de la représentation coloniale. Toujours en partant des
images et des imaginaires, de la culture et des idéologies, elle s’attache à suivre
les mécanismes complexes qui structurent la relation entre colonisé et
colonisateur.
En même temps, avec le programme Immigration des Suds en France
(XIXe-XXe siècles), l’Achac s’attache depuis 2001, en partenariat
avec de nombreuses institutions, collectivités territoriales, des associations,
groupes de recherches et universités, à écrire l’histoire
des migrations coloniales sur le territoire hexagonal (Le Paris noir ;
Le Paris Asie ; Le Paris arabe ; Marseille, Porte sud ; Sud-Ouest, Porte des
outre-mer
; Lyon, Capitale des outre-mers...).
Depuis 1994, elle développe un programme autour de la Culture
coloniale en France qui concerne les conséquences, dans les métropoles,
des enjeux coloniaux et ses influences idéologiques, pratiques et identitaires
sur les sociétés coloniales (Images et colonies, Miroirs
d’Empire,
Culture coloniale, Culture impériale, Culture post-coloniale).
Avec le programme Idéologie coloniale et héritages post-coloniaux,
elle met en place différentes études sur la mémoire coloniale
afin de mesurer l’impact de ces questions dans les enjeux de citoyenneté contemporains,
dont l’ouvrage La Fracture coloniale. La société française
au prisme des héritages coloniaux (La Découverte, 2005 /Poche,
2006) propose une première synthèse. Les ouvrages La République
coloniale (Albin Michel/ Pluriel, collection « Bibliothèque des
Idées », 2003) et La colonisation française (Milan, collection
Les Essentiels, 2007) ont souligné quant à eux les relations
complexes et paradoxales entre la société française et
l’entreprise coloniale.