Memoire Combattantes

Bibliographie

George Bernard, Rouviere Ambre, Les combattants de l’ombre, 1939-1945 des résistants européens contre le nazisme, Éditions Albin Michel,

La parole des Résistants qui, dans toute l’Europe, se sont battus contre le nazisme est inestimable. Soixante-dix ans après les faits, elle est en traine de s’éteindre. Ce livre est un inédit des témoignages, replacés dans le contexte historique de la Seconde Guerre mondiale et illustrés par une iconographie pour la plupart inédite.

Carlier Claude, Vie est destin des pilotes de guerre, Éditions Gallimard, 2011.

Cet ouvrage rappelle le courage, l’héroïsme et l’abnégation des pilotes de l’Armée de l’Air française face à la redoutable Luftwaffe allemande, de l’entrée en guerre, le 3 septembre 1939, à l’armistice du 25 juin 1940. Dès le début du conflit, alors que l’attentisme sévit sur terre et sur mer, elle doit assurer des missions de reconnaissance et de chasse au-dessus du territoire ennemi au cours desquelles elle prend l’ascendant sur son adversaire.

Branca Eric, De Gaulle et les Français libres, Éditions Albin Michel, 2010.

Refuser l’inacceptable au nom de tout un peuple quand ses élites, prostrées dans la défaite, préfèrent se résigner : le gaullisme de guerre s’est, d’emblée, confondu avec l’héroïsme. De la poignée de volontaires qui, à l’appel du 18 juin, rejoignirent l’Angleterre assiégée sur des bateaux de pèche aux conquérants de Rhin et Danube qui pourchassèrent l’ennemi jusqu’en Autriche ou aux combattants de l’ombre fédérés par Jean Moulin, c’est aux acteurs de cette incroyable épopée qu’est consacré cet album

Gaujac Paul, Les troupes coloniales dans la campagne de France, Éditions Histoire et Collections, 2010.

Cet ouvrage se veut un hommage aux combattants coloniaux dont il retranscrit fidèlement les témoignages regroupés en 1941 dans Le Mémorial de l’Empire. Pour le gouvernement et l’état-major de l’époque, il s’agissait de redresser le moral de la nation abattu par la soudaine défaite, au moment où les regards se tournent vers l’Empire colonial dont on cite la fidélité et la valeur de ses soldats.

Trouplin Vladimir, Dictionnaire des compagnons de la Libération, Éditions Elytis, 2010

Le parcours de 1.038 compagnons de la Libération sous la forme de notices biographiques rédigées à partir des fonds d’archives de l’Ordre de la Libération. Dans les annexes notamment, des archives relatives à l’Appel du 18 juin, des lettres de compagnons, des extraits des Mémoires de guerre du général de Gaulle ou encore l’histoire du Mont-Valérien.

Mackossaud Jean-Patrick, Charles N’Tchooréré : un héros gabonais mort pour la France, Yvelin édition, 2010

Cet essai à la mémoire « d’un héros gabonais mort pour la France » fait une large place aux documents. Il est original parce qu’il analyse comment l’Histoire se constitue autour des témoignages des contemporains et de la mémoire collective qui archive les traces du héros défunt. Réconcilier les hommes, puis les cultures pour unir les nations ?

Bigmann Louis, Charles N’Tchoréré face aux nazis, Éditions Duboiris, 2010

Entre 1916 et 1940 s’inscrit toute la carrière militaire de Charles N’Tchoréré, officier de l’armée française originaire du Gabon, tué dans la Somme le 7 juin, d’une balle dans la tête par un officier nazi. A la tête de la 7e compagnie du 53e Régiment d’Infanterie Coloniale Mixte Sénégalais (RICMS), Charles N’Tchoréré venait de livrer une farouche résistance à l’armée allemande. Il a été assassiné, au mépris des lois de la guerre, parce qu’il refusait de mettre ses mains sur la tête et demandait à être traité comme les autres officiers -blancs- de l’armée française faits prisonniers. Par son exceptionnel courage et son sens aigu du devoir et de l’honneur, il a sacrifié sa vie pour que, plus tard, ses frères africains soient « fiers d’être français ». Il symbolise aujourd’hui une citoyenneté exemplaire.

Raphaël Elizé, (1891-1945) Premier maire de couleur de France métropolitaine, Editions du Petit Pavé, 2010

Raphaël Elizé (1891-1945), métis martiniquais, devint maire de Sablé-sur-Sarthe, petite ville du sud de la Sarthe, en 1929, ce qui n’était pas une mince réussite à une époque de montée de l’intolérance et dans une région réputée conservatrice. Son mandat renouvelé fut interrompu en 1940 par l’arrivée des troupes allemandes. Dénoncé pour ses activités de résistance, il mourut à Buchenwald quelques semaines avant la fin de la guerre. L’association Passé Simple nous livre ici l’étude d’un an qu’elle lui a consacrée, à travers presse de l’époque, registre de Mairie, témoignage, etc.

Mabon Armelle, Prisonniers de Guerre « Indigènes » Visages oubliés de la France occupée, Éditions La Découverte, 2010.

Après la débâcle de juin 1940, les combattants de l’armée française sont faits prisonniers. Tandis que les métropolitains partent pour l’Allemagne, les prisonniers coloniaux et nord-africains prennent le chemin des frontstalags répartis dans la France occupée. En janvier 1943 le gouvernement de Vichy accepte de remplacer les sentinelles allemandes par des cadres français, ils se sentent trahis. À la Libération, leur retour en terre natale, parfois très tardif, s’accompagne de nombreux incidents dont celui, particulièrement grave et meurtrier, survenu à Thiaroye, près de Dakar.

Jaham Marie-Reine, Champeaux Antoine, Monsterleet Robert, La Caraïbe dans l’histoire militaire de la France, Éditions Lavuzelle, 2010.

Cinq siècles après les débuts de son aventure américaine, la France est toujours sur les lieux-mêmes où tout avait commencé : à Saint-Pierre et Miquelon : aux Antilles ; avec Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Marie-Galante, la Guadeloupe et la Martinique ; en Guyane. Ces territoires font partie de l’intégrante de la France, ce qui, au regard des flux et reflux de l’époque coloniale des pays européens, constitue une exception que l’Histoire peut aider à expliquer. Car les Vieillies Colonies ne furent jamais des colonies comme les autres.

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