Bibliographie

Hopquin Benoit, Ces noirs qui ont fait la France. Du chevalier de Saint-Georges à Aimé Césaire, Calmann-Lévy, 2009.

Ils étaient musiciens à la cour, soldats révolutionnaires, héros de Verdun, écrivains, compagnons de la Libération. Ils étaient à la tribune de l’Assemblée nationale ou sur les plages du Débarquement, en Provence, à l’Odéon ou à Polytechnique. Ils étaient noirs. Qui s’en souvient ? D’une écriture vive et brillante, Benoît Hopquin retrace les destins exceptionnels et romanesques de ces figures noires, ces pionniers qui durent les premiers lutter contre les préjugés et pour l’égalité.

Lozès Patrick, Nous, les Noirs de France, Danger public, 2007.

Patrick Lozès, fondateur du Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), revient à travers ses lignes sur des questions brûlantes qui interrogent les Noirs et les autres : statistiques ethniques, discrimination positive, risque communautaristes, affaire Dieudonné…

Noirel Gérard, Immigration, antisémitisme et racisme en France (XIXe – XXe siècle) Discours publics, humiliations privées, Éditions Fayard, 2007.

Vingt ans après Le Creuset français, Gérard Noiriel présente ici un bilan des recherches menées sur cette question depuis deux décennies. Pour la première fois, l’immigration étrangère, l’émigration coloniale et l’évolution du droit d’asile sont appréhendées dans une réflexion croisée, qui permet d’éclairer les enjeux du débat actuel sur l’immigration « choisie », l’« intégration » et les « discriminations ».

Stora Benjamin, Temime Émile (dir.), Immigrances : l’immigration en France au XXe siècle, Hachette littératures, 2007.

L’immigration est devenue en France un objet essentiel de controverse politique. Cet ouvrage, dirigé par Benjamin Stora et Enfile Temime, rassemble les contributions de quatorze des meilleurs spécialistes des questions migratoires. Il présente l’état de la recherche aujourd’hui, selon trois grandes parties : les politiques de l’immigration, les problèmes économiques et sociaux rencontrés par les immigrés et enfin les représentations de l’immigration.

Blanchard Pascal, « Le Maroc dans l’affiche française (1906-1956). Entre monde médiéval et colonie idéale », in Images coloniales du Maroc en Espagne, Mélanges de la Casa Vélasquez, tome 37 (1), 2007.

Entre 1906 et 1956, le Maroc est devenu un espace pour les affichistes français, en même temps qu’il entrait dans l’édifice impérial de la Troisième République. De façon évidente, car en phase avec l’insertion du protectorat dans la géographie coloniale de la France, le Maroc devient un des « thèmes » récurrents de la production d’affiches sur le champ colonial, mais son entrée dans cet univers graphique est tardive, ce qui explique sa posture spécifique et un catalogue relativement homogène. Trois phases sont identifiées dans ce processus créatif, qui elles-mêmes croisent les grandes évolutions de l’affiche en France : le temps de la découverte (1906-1926), le temps de l’affirmation d’un regard (1926-1940) et le temps de la mutation d’une image (1946-1956). C’est un Maroc mythifié qui émerge dans cette production, avec ses codes, ses imaginaires et ses objectifs spécifiques guidés par le colonisateur.

Géode Caraïbe, Dynamiques migratoires de la Caraïbe, Éditions Karthala, 2007.

La Caraïbe s’avère être l’une des régions du monde où le fait migratoire a eu les incidences sociales, économiques et culturelles les plus profondes et les plus durables. Nées de flux migratoires massifs et diversifiés, les sociétés et les économies de la Caraïbe restent de nos jours largement dynamisées par les déplacements internationaux de population. Aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Caraïbe, les mouvements migratoires ont révélé les inégalités économiques, les soubresauts géopolitiques et les mutations culturelles ayant marqué la « méditerranée américaine » au cours de la période contemporaine. L’une des traductions sociales et spatiales les plus remarquables des dynamiques migratoires, tant sur les sociétés caribéennes que sur les pays d’accueil, réside dans le processus de « déterritorialisation » qui les concerne. On ne peut plus aujourd’hui appréhender la Caraïbe dans le simple cadre géographique de ses limites physiques. Des fragments de Caraïbe s’épanouissent en effet à New York, Londres ou Miami, à Paris, Toronto ou Amsterdam, centres d’impulsion de la mondialisation dont l’identité culturelle et la structure économique apparaissent, à leur tour, transformées.

Tolan John, Les Sarrasins : l’islam dans l’imaginaire européen au Moyen Âge, Flammarion, coll. Champs, 2006.

Au premier siècle de l’islam, la majeure partie de l’Empire romain chrétien, de la Syrie à l’Espagne, passa sous la coupe des musulmans. Confrontés à cette conquête aux proportions inédites, comment les chrétiens du Moyen Age réagirent-ils, face à ce qu’ils percevaient comme une menace épouvantable, face aux Sarrasins et à leur « loi » ? A cette foi nouvelle, certains se convertirent ; d’autres prirent les armes pour lutter contre elle. C’est ainsi que, entre le VIIe et le XIIIe siècle, nombreux furent les polémistes qui prirent la plume pour en saper les fondements mêmes.

Champeaux Antoine, Deroo Éric, La Force noire : gloire et infortune d’une légende coloniale, Tallandier, 2006.

Pendant plus d’un siècle, de 1857 aux années 1690, ils ont participé à toutes les guerres de la France. Baptisés « tirailleurs indigènes » ou « Force noire », caricaturé « chair à canon », « Honte noire » ou « Y’a bon banania », leur histoire est faite de gloire, de larmes et de sang. Héros de l’aventure coloniale, ils en incarnent toutes les ambiguïtés, les espoirs et les drames.

Thomas Dominic, Black France. Colonialism, Immigration, and Transnationalism, Indiana Universty Press, 2006.

La présence des communautés noires en France a contribué à bâtir l’histoire politique, culturelle, militaire, artistique et économique du pays. Les récents évènements violents ont soulevé des questions sur l’identité nationale et le traitement des minorités ethniques. Mettant au défi les politiques identitaires, l’auteur soulève des interrogations majeures sur la colonisation et l’immigration dans notre société française.

Peltre Christine, Les arts de l’islam: itinéraire d’une redécouverte, Gallimard, 2006.

Dès le début du XIXe siècle, peintres et écrivains voyageurs découvrent l’importance des arts de l’Islam. Ils sont les premiers « passeurs » de l’Orient, rapportant dessins, objets et descriptions et s’interrogeant sur ses pays. Les Expositions universelles stimulent la renaissance des arts industriels et la vogue orientaliste. Au fil des premières expositions d’ « art musulman », collectionneurs et conservateurs écrivent les chapitres d’un art resté longtemps sans histoire qui illustre désormais le huitième département du Louvre. Christine Peltre retrace ici l’itinéraire d’une redécouverte, au long d’un siècle qui apprend à « voir avec d’autres yeux ».

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