Chronique

Chronique n°43 : 1955-1956, répression sanglante au Cameroun

Aujourd’hui, nous nous intéressons à la répression violente des manifestations organisées par l’Union des populations du Cameroun (UPC) au mois de mai 1955. Entraînant la mort de plusieurs dizaines de personnes, cette répression basculera en juillet 1955 dans une guerre sans fin, le parti sera interdit et ses dirigeants obligés à se cacher ou à quitter le pays. Partout ailleurs en AOF et en AEF, la propagande mettra en scène des territoires où règnent la « concorde » et la « paix française », vantant les réalisations du FIDES, les assemblées locales au travail ou les élus reçus à Paris.

Chronique n°42 : 1955-1956, François Mitterrand et la terreur en Algérie

Aujourd’hui, il est question du rôle joué par François Mitterrand, alors ministre de l’Intérieur, dans le rétablissement de l’ordre en Algérie. Après avoir recommandé l’usage de la force, la pratique de la torture va se développer – couverte par le gouvernement français – qui, aujourd’hui encore, fait l’objet de nombreux débats et de travaux sur l’ampleur de celle-ci. Ce débat traverse alors toute la classe politique, et si le garde des Sceaux François Mitterrand est favorable à l’exécution des premiers condamnés à mort de la guerre d’Algérie, Pierre Mendès France, Alain Savary ou Gaston Defferre s’y opposent.

Chronique n°41 : 1955, la marche vers l’indépendance de la Tunisie et du Maroc

Aujourd’hui, nous nous penchons sur les trajectoires de deux anciens protectorats français : la Tunisie et le Maroc. L’année 1955 a été le témoin des tensions entre la France, qui tente de maintenir ses positions, et ces territoires, ayant développé la lutte armée pour obtenir l’indépendance. Les revendications se radicalisent et les pressions intérieures exercées par les nationalistes, mais aussi extérieures, notamment celles de l’ONU, conduisent la France à mettre en place un processus de décolonisation. Entre négociations et répressions, il faudra attendre la fin de l’année 1955 pour que celle-ci soit mise en œuvre et puisse aboutir en 1956.

Chronique n°40 : 1955, le « coup de tonnerre » de la conférence de Bandung

Aujourd’hui, nous revenons sur un évènement fondateur de l’anticolonialisme international. La conférence de Bandung, en 1955, permet le rassemblement de leaders venus de Chine, d’Inde, des pays d’Asie du Sud-Est ou encore d’Égypte. Ensemble, ils cherchent à construire une Troisième voie, hors de la Guerre froide, en développent un discours contre toutes formes de colonisation. L’impact de cet évènement ne sera perçu que plus tard par les Européens et les Américains. Bandung revêt, dans l’Empire français, une signification particulière au moment où le Maghreb et le Cameroun sont en ébullition. Bandung est aussi, pour nombre de colonisés en lutte, un « coup de tonnerre », comme le déclare le leader sénégalais Léopold Sédar Senghor.

Chronique n°39 : 1954-1956, les rapatriés d’Indochine

Aujourd’hui, nous découvrons le destin des Français en Indochine, rapatriés après la défaite de Diên Biên Phu en 1954. Si les accords de Genève, en 1954, prévoyaient le rapatriement de ces cinquante mille résidents, celui-ci a été accéléré par l’obligation, imposée par le Viêt-Nam, de prendre la nationalité vietnamienne pour rester dans le pays. Les Français doivent repartir pour la France et sont logés dans des centres d’accueil des Français d’Indochine (CAFI), des camps précaires dans lesquels ils vivent isolés du reste du pays. Les conditions sont précaires, le camp est surveillé, les enfants sont exclus des écoles des villages, les réfugiés vivent en marge de la vie locale (il existait, en 2008, encore deux CAFI en France !).

Chronique n°38 : 1954, la « Toussaint rouge » en Algérie

Aujourd’hui, il est question d’un événement majeur dans l’histoire des décolonisations : la « Toussaint rouge » qui cause la mort de dix personnes et fait de nombreux blessés, mais surtout déclenche la guerre d’Algérie. Suivant les exemples du Maroc et de la Tunisie, l’Algérie décide de prendre les armes contre les Français. Le Front de libération nationale (FNL) est créé pour mener cette lutte, tout en s’opposant en interne au Mouvement national algérien (MNA). La nuit sanglante du 1er novembre 1954 ne sera que le début d’un long combat pour l’indépendance de ce pays. Immédiatement, le gouvernement dirigé par Pierre Mendès France envoie des troupes en Algérie et le ministre de l’Intérieur François Mitterrand annonce que « tous les moyens seraient réunis pour que la force de la Nation l’emporte, parce que l’Algérie c’est la France ».

Chronique n°37 : 1954, la fin des comptoirs des Indes

Aujourd’hui, nous nous intéressons aux comptoirs des Indes, territoires perçus comme « secondaires » dans la colonisation et l’histoire des décolonisations, et pourtant ce sont les derniers bastions de la présence française en Asie. Les membres de l’Assemblée législative et des conseils municipaux de Pondichéry, Mahé, Karikal et Yanaon se rassemblent pour un vote historique alors que la France s’effondre en Indochine. Si l’issue de ce vote entraîne théoriquement la fin de l’Empire colonial français en Asie, la cession effective de ces territoires ne sera faite que quelques années plus tard.

Chronique n°36 : 1954, le discours de Carthage

Aujourd’hui, redécouvrez l’histoire du célèbre discours prononcé par Pierre Mendès, alors président du Conseil et ministre des Affaires étrangères de la Quatrième République Française, à Carthage le 31 juillet 1954. Ce discours va dans le sens d’une co-souveraineté franco-tunisienne, c’est la première initiative française reconnaissant l’autonomie interne de la Tunisie.

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