Exhibit B à Saint-Denis, le théâtre face aux « antinégrophobes ».

La barrière a commencé à vaciller. Franco – alias le Pacificateur dans l’ancien groupe de rap La Brigade –, a grimpé sur la première marche le mégaphone à la main. « Mon corps n’est pas à vendre ! », « Décolonisons l’imaginaire ! », disaient les sages banderoles. « Salopards ! » a hurlé une pasionaria petite et baraquée. Et c’est alors que tout est parti en vrille : les barrières se sont effondrées, les grands costauds – tee-shirts noirs fraîchement endossés – de la Brigade antinégrophobie...
Details

Exhibit B : Ce spectacle n’est pas raciste, c’est l’inverse

L'installation-performance « Exhibit B », de l'artiste sud-africain Brett Bailey, a été accueillie en Seine-Saint-Denis par une manifestation appelant au boycott de l'oeuvre, ce jeudi 27 novembre. Face à la violence des détracteurs venus crier « Au racisme ! » devant le théâtre Gérard-Philippe, la représentation de jeudi a dû être interrompue.

La performance, qui plonge le spectateur-déambulateur au coeur d'un zoo humain avec des participants noirs, avait déjà...
Details

Ne créons pas des murs entre les communautés.

L’appel du collectif en France est « sans appel » : « Il est déjà surprenant que dans des quartiers mixtes au nord de Paris, on invite la population multiethnique à venir apprendre sur le racisme d’un Sud-Africain blanc ». Un Blanc (même né en Afrique) ne pourrait comprendre l’incroyable horreur des zoos humains. Un Blanc n’a pas le droit de « faire cela ». Et l’appel de poursuivre : « C’est d’autant plus choquant que les possibilités pour des artistes noirs de présenter...
Details

L’art doit tenir compte de la sensibilité des victimes du colonialisme.

Une œuvre d’art, antiraciste dans ses intentions, peut-elle être jugée raciste dans ses effets ? Ce paradoxe est au cœur de la polémique contre Exhibit B. Si Brett Bailey y dénonce les politiques de la race qui déshumanisent ceux qu’elles asservissent, ses critiques l’accusent de reproduire cette dégradation en portant atteinte à la dignité humaine. Qu’en est-il ?

L’installation expose, sous forme de tableaux vivants qui sont des natures mortes, des figures historiques de la domination...
Details

Après la haine, la fraternité

Une sourde dislocation menace la société française. Le constat nous coûte mais il s’impose : aujourd’hui, en France, on ne débat plus, on crache ; on ne s’oppose pas, on lynche ; on ne conteste pas, on conspue ; et ce qui était, hier, impensable est devenu, aujourd’hui, banal.

Dans la France de 2014, quand on manifeste en famille son désaccord avec la politique de la garde des Sceaux, on la traite de «guenon ». Dans la France de 2014, un rassemblement prétendument organisé pour s...
Details

Pour Dieudonné, le responsable, c’est le juif qui a capté la mémoire, le pouvoir, l’argent, la douleur

Selon l'historien Pascal Blanchard, « On paye notre incurie, notre incapacité d’empêcher que ces gamins - ou certains adultes - qui vont le voir sur Internet aient le sentiment de voir quelqu’un qui leur parle de leur exclusion au sein de la République », «  Pour Dieudonné, le responsable, c’est le juif qui a capté la mémoire, le pouvoir, l’argent, la douleur ».  

Les faits - Manuel Valls a effacé jeudi son revers devant un tribunal administratif en obtenant in extremis...
Details

Insultes envers Taubira : « C’est un racisme pur et dur, un racisme de peau »

L’historien Pascal Blanchard revient sur les attaques dont la ministre est victime. Des cris de singe, des bananes brandies, des dessins de guenon. « Je n’ai rien à dire à des personnes qui profèrent de telles paroles, qui sont je le rappelle, un délit. » Hier encore, interpellée sur les insultes racistes qu’elle essuie régulièrement, Christiane Taubira a rappelé sa ligne : ne pas surréagir sur les attaques à sa personne, mais s’inquiéter des paroles racistes proférées avec une impunité de...
Details

N’oublions pas l’alliance entre François Ier et Soliman

Que vous inspire la tragédie de Lampedusa ? D'un côté, l'Europe s'indigne, de l'autre, elle craint une invasion de réfugiés. La dénonciation de l'invasion par les étrangers des rives lointaines de Méditerranée et de l'Orient a toujours existé. En 1923, Siméon Flaissières, le maire de Marseille, décrivait ainsi les Arméniens débarquant sur nos côtes : « La variole, le typhus et la peste se dirigent vers nous, s'ils n'y sont pas déjà en germe, pullulant depuis l'arrivée des premiers de c...
Details

Design : www.graphipro.com | Développement : equity

Element

Become a Member


Continue