Photo de la marine italienne, prise en janvier, d’un bateau clandestins large de l’île de Lampedusa. AFP.

N’oublions pas l’alliance entre François Ier et Soliman

Que vous inspire la tragédie de Lampedusa ? D'un côté, l'Europe s'indigne, de l'autre, elle craint une invasion de réfugiés. La dénonciation de l'invasion par les étrangers des rives lointaines de Méditerranée et de l'Orient a toujours existé. En 1923, Siméon Flaissières, le maire de Marseille, décrivait ainsi les Arméniens débarquant sur nos côtes : « La variole, le typhus et la peste se dirigent vers nous, s'ils n'y sont pas déjà en germe, pullulant depuis l'arrivée des premiers de ces immigrants dénués de tout, réfractaires à nos moeurs occidentales, rebelles à toute mesure d'hygiène. » Un siècle avant, en 1815, on tuait les Mamelouks qui avaient été nos alliés en Egypte, car on pensait qu'ils ne devaient pas s'intégrer à la nation.